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LE BAPTEME... Champagne ! 22 mai 2004

Ceux qui étaient présents au baptême ont pu voir qu' un bateau de course, ça occupe. Il y a toujours quelque chose à faire et je suis désolé de mon "indisponibilité" ce jour là, mais je partais en course 5 jours après et de plus en solitaire ! J'aurais bien eu besoin d'un mois de plus...

Enfin, un grand merci à tous, merci à la marraine, ma chère maman et la parrain Manu, un copain de longue date.

 

LA MINI CUP 29 mai 2004

Ca arrive très vite, j'ai fait 15 milles avant cette course le temps d'emmener Rackham Le Rouge à Dieppe le lendemain du Baptême.

J'ai pas essayé les spis, le Gennaker, le pilote, pas eu le temps de configurer l'électronique ! Juste le Gps, bref l'objectif sur cette course est bel et bien de prendre le départ et d'arriver histoire de commencer mes qualifications pour la Transat 6.50.

Pari réussi au bout de trois jours 3 heures et 47 minutes, j'ai bricolé toute la course, cherché mon thermos de café sans jamais le trouver, pesté contre mon emmagasineur.

Un final qui aurait du être beaucoup mieux : j'étais 8ème à 30 milles de l'arrivée dans le chenal du Four, j'avais plus de pilote automatique, 25 noeuds de vent, pas de petit spi (merci P.A.) et il fallait pourtant bien envoyer un spi, donc le grand...Après avoir installé le sac à l'avant  et quelques zig zag du bateau, je juge l'affaire un peu risquée si près de l'arrivée, déjà avec un pilote c'est pas évident, sans c'est abusée.

La sagesse et mon manque d'expérience m'ont incité à ne pas prendre ce risque, par contre le fait de me faire doubler par quatres bateaux sous spi m'ont mis dans une sacrée colère ...

Un super souvenir de solitaire, de rencontre avec le bateau, on a bien discuté tous les deux... On a bien galéré aussi, un nombre impressionant de changement de voile, un genaker rentré en vrac dans le bateau(ça prend de la place !)mais qu'est ce que c'était bon !

 

LE MINI FASTNET 14 juin 2004

Douarnenez- Le Fastnet (Irlande)-Douarnenez. 700 miles en double.

Un départ canon parmi 84 bateaux !

 On peut dire que ça a très bien commencé, dans les premiers à franchir la ligne de départ, 4ème à la bouée de dégagement.

Un problème d'emmagasineur, de genaker, nous fait perdre 20 places  à la sortie de la baie de Douarnenez... Décidement, cet emmagasineur ne m'aide pas beaucoup, heureusement nous n'aurons plus à l'utiliser mais quand même ça énerve.

La montée jusqu'au phare du Fastnet se fait au près, c'est à dire le vent dans le nez. Il y a encore un peu de boulot dans le choix des réglages et la surface de voile à porter.

En arrivant au Fastnet, petite séance photo et on prépare le spi... depuis le temps qu'on fait du près.

Cette première nuit sous spi est un mauvais souvenir, erreur tactique d'abord, je cherche à partir côté ouest en serrant le vent sous spi.

 Ca ne marche pas comme on veut, le petit spi qui, normalement est taillé pour serrer le vent et la brise ne nous fait pas de cadeaux et c'est sans spi que nous continuons à 8-9 noeuds au lieu de 15 !

Je me souviendrai de cette erreur...Pourquoi s'obstiner alors qu'en abattant, on partait tout de suite sous grand spi à vitesse grand v...

Cette nuit est fatale pour certain, démâtages, balises de détresse, recherches de bateaux...

Quatre heures  du matin, j'en peux plus, on est grand largue, je réveille marc et décide d'envoyer le grand spi de 75 m2.

 Et là c'est parti pour des grandes glissades à 13 noeuds de moyenne avec des pointes estimées à 17 et 20 noeuds ! Ca décoiffe!!

On se regarde avec de grands sourires, il était temps car le moral commençait à baisser, là on n'a plus le temps de s'ennuyer, c'est à donf !

On arrive à Douarnenez 5 jours 3 heures et 25 minutes après notre départ, 58ème / 84 au scratch, 30ème série / 42.

Les performances ne sont pas au rendez vous mais on s'est bien amusés !

DEPART POUR LE PARCOURS DE QUALIFICATION...

Revue du bateau en détail

Ce parcours de 1000 miles est à effectuer en solitaire, sans assistance, sur une boucle entre l'Irlande et l'île de Ré. De quoi rencontrer tout type de temps et de faire le point entre le bateau et le skipper, valider les équipements et les réglages hors course.

Je programme mon départ pour le samedi 28 août après quelques jours de préparations pour une longue virée en solitaire. Tout fonctionne, les courses sont faites et il me tarde de larguer les amarres. Mais la météo, elle, n'est pas prête à me voir partir. Malgré l'étude de la situation météo depuis une semaine qui me laissait une fenêtre pour partir, c'est deux heures avant le départ qu'un BMS (bulletin météo spécial) est affiché, annoncant du vent entre 30 et 35 noeuds dans le nez, rien pour m'emmener dans le bon sens, avec surtout une Manche  très agitée...

C'est décidé, j'attends que ça se calme. Les dépressions arrivent les unes derrières les autres, ca bastonne toute la semaine...

Une petite fenêtre météo semble se présenter samedi 4 septembre, elle prévoit du vent fort dans le nez pendant deux jours avec une acalmie ensuite.

Samedi 16 heures, je largue les amarres sous le soleil, le vent prévu arrive rapidement, 25 noeuds d'ouest, la mer commence à se lever, le bateau réagit très bien. La première nuit se passe bien, je commence à gérer mon sommeil, par contre je m'aperçois que j'ai toujours un problème pour manger les 24 premières heures. Je gère également mon énergie électrique car je suis sous pilote depuis le début. L'objectif sur cette qualification est de trouver les bons réglages suivant les conditions d'allure, de vent et de mer ; c'est bien joli d'avoir du matériel, mais il faut savoir s'en servir!

 Le groupe électrogène me fait une petite crasse, il ne veut pas démarrer ! Un problème d'huile, je lui fait le plein et ça repart, ouf !

Dimanche, ça commence à bien bouger dans la Manche, le vent d'ouest s'établit entre 30 et 35 noeuds, la mer est très forte. Trois ris dans la grand voile avec solent devant, le bateau réagit bien mais je suis à la barre constamment. En effet, des murs de mer se forment, il vaut mieux ne pas se les prendre sur la figure ! Le pilote fonctionne bien, mais il y a des limites à tout.

La nuit commence à tomber et le vent continue de monter. Je vais devant (attaché) pour réduire mon solent, impossible, je vais finir par le déchirer, je l'enlève et installe le tourmentin (voile d'avant de tempête), et ça va beaucoup mieux.

Ces conditions me permettent difficilement de sortir de la Manche, je commence à faire des bords "carrés", le courant y est également pour quelque chose. Ca fait déja deux fois que je traverse le rail des cargos et la visibilité est réduite. Mon détecteur de radar marche très bien et il m'aide beaucoup pour éviter les gros tas de ferraille naviguant...

Il est 22h30, ça cogne fort, la météo anglaise annonce du très gros temps en mer Celtique. Je suis sorti du rail il y a une demi-heure. Je traverse une zone militaire, pas de feux de navigations aux alentours, le détecteur de radar est calme, je décide donc de rentrer à l'intérieur 10 minutes pour faire un point sur la stratégie à adopter pour sortir efficacement de cette foutue Manche...

A peine le temps de ranger ma carte pour ressortir et là, c'est le grand choc.

C'est sûr, c'est pas un container, on vient de me percuter, je regarde autour de moi à l'intérieur pour détecter une éventuelle voie d'eau. Rien d'apparent, je sors, je vois une grosse masse métalique s'éloigner sans feux de navigation, je lui lance plusieurs appels vhf sans réponse, une fusée, mais rien, il s'en va.

Avant toute chose j'appelle le CROSS pour signaler ma position et prévenir de mon abordage. Je vais ensuite devant avec ma frontale pour voir les dégâts et m'assurer de la bonne tenue de mon mât. Mon balcon est plié sur l'étai (câble avant qui tient le mât) et l'étrave est écrasée...

Bilan, je prends de l'eau, je ne peux plus solliciter mon étai, plus envoyer de voile à l'avant.

Le CROSS me signale qu'aucun bateau n'a été détecté sur la zone d'abordage, je vais les tenir au courant par radio tout au long de mon retour de la bonne santé du bateau et du bonhomme.

La qualification, c'est fini. S'arrêter dans un port proche ou revenir au Tréport, le choix est vite pris, je rentre avec le vent et la mer dans le bon sens.

24 heures après, j'arrive au Tréport, il est 1h30 le mardi 7 septembre. Je rentre à la voile dans le port après un dernier surf dans le chenal, la ville est éclairée, la mer est très haute, je suis content de ramener tout le monde, d'avoir bien réagi.

Le lendemain j'ouvre ma trappe de la cloison étanche "crash box" qui donne accès à l'étrave par l'intérieur, 200 litres d'eau salée en sort, le crash box, c'est très efficace...

Un bateau sans feux, non détectable dans une zone militaire... Les bateau "fantômes", ça n'existe pas que dans les films...

LES REPARATIONS

J'ai eu beaucoup de chance dans mon abordage, déjà de ne pas avoir démâté car la bêbête furtive m'a quand même cassé mon anémomètre... et puis d'avoir eu le choc sur l'avant, au crash box, car si ce cher captain m'avait pris au travers..., je disais au revoir tout le monde ...

Le haut de l'étrave a été écrasé avec un décollage coque / pont sur 20 cm et puis un enfoncement du balcon dans le pont.

Le chantier Azimut a été rapidemment sur le bateau afin de lui refaire une petite santé !

Merci encore

LES MODIFICATIONS 2005

Les travaux prévus consistent à améliorer le système de rangement intérieur, mettre en place un système de réglage de la barre de liaison des safrans, peaufiner quelques astuces pour améliorer les manoeuvres, poser un trépied supportant les panneaux solaires à l'arrière du bateau. En effet, l'énergie à bord de Rackham Le Rouge sera exclusivement apportée par le soleil.

Ponçage, enduits de la coque, de la quille et des safrans sont bien sûr au programme afin d'obtenir une glisse parfaite.

 Contrôle du gréement, des poulies et des bouts pour garantir la bonne tenue du mât et des voiles.

Les voiles sont également en révision pour détecter la moindre faiblesse.

Ah oui, j'oubliai la sonorisation ! Un lecteur MP3 et des enceintes étanches me semblent finalement indispensables !

PARCOURS DE QUALIFICATION

  • Prévu au mois d’avril
  • 1000 milles en solitaire sans escale
  • Boucle entre l’Ile de Ré et l’Irlande


  • Obligatoire, elle permet aux candidats des courses de + de 1000 milles de prendre conscience à la fois de leur véritable niveau technique et de leur aptitude psychologique à la navigation en solitaire.
    PORNICHET SELECT 6.50

  • Du 30 avril au 4 mai 2005
  • 5ème édition
  • 300 milles en solitaire sans escale
  • Pornichet – Yeu – Port Bourgenay – Groix – Pornichet
  • Site : www.asso.ffv.fr/cnbpp


  • Traditionnellement, les premiers milles sont les plus tactiques, jusqu’à l’embouchure de la Vilaine, avant une longue descente sur la bouée d’eau saine de Port Bourgenay, puis une non moins longue remontée, souvent au près, jusqu’à Groix.

    C’est là que la fatigue se fait le plus ressentir. On grappille quelques minutes de sommeil, mais il faut tenir, arrondir Quiberon, Houat et le plateau du Four, avant d’entrer dans la baie de La Baule.

    Une course dure et splendide, qui donne pour beaucoup, le ton de la saison.
    MINI PAVOIS

  • Du 14 au 22 mai 2005
  • 3ème édition
  • 700 milles en solitaire avec escale
  • La Rochelle – Portsmouth – Saint Quay Portrieux
  • Site : www.transat650.org


  • L’autre sommet de la saison avant la Transat 6.50. Près de 700 milles en solitaire dans les eaux difficiles de l’Atlantique et de la Manche avec comme passages obligés, le ras de Sein, le passage du Four, une première traversée de la Manche, la côte anglaise avec ou contre les courants et une arrivée de première étape dans le prestigieux Solent.

    Après quelques repos à Portsmouth, la flotte partira pour un sprint vers la baie de St Brieuc en passant à l’extérieur des anglo-normandes. St Quay Portrieux accueillera une nouvelle fois les Minis de manière chaleureuse comme à son habitude.

    L’analyse météo, la connaissance des courants, la résistance physique et morale, la clairvoyance tactique, la maîtrise totale du bateau en font un magnifique galop d’essai pour la Transat 6.50.
    MINI FASTNET

  • Du 19 au 26 juin 2005
  • 20ème édition
  • 700 milles en double sans escale
  • Douarnenez – Phare du Fastnet – Douarnenez
  • Site : www.winchesclub.com


  • C’est l’épreuve de légende du circuit Mini, depuis le temps que les 6.50 vont virer le mythique phare du Fastnet, en mer d’Irlande, le Mini Fastnet est une course que tout ministe se doit d’inscrire à son programme.

    Cette grande classique du circuit mini a pris ses quartiers au bout du Finistère, à Douarnenez, depuis 4 ans. Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’ambiance offerte par les bénévoles du Winches Club, le détour par « Douarn » est indispensable. Lorsqu’on a goûté à l’accueil et l’enthousiasme douarnenistes, on ne peut que souhaiter y revenir.

    En mer, le programme est aussi alléchant que l’ambiance à Douarnenez : du près, du portant, du soleil, de la pluie, de la brise, de la pétole, ce parcours est capable de tout proposer.

    A ne manquer sous aucun prétexte ! D’autant plus que cette course affiche depuis deux éditions plus de 80 minis au départ.

    Un rien impressionnant, un rien passionnant pour tous les coureurs.
    OPEN DEMI-CLE

  • Du 14 au 18 juillet 2005
  • 7ème édition
  • 110 milles en double sans escale
  • Locmiquélic – Port Bourgenay
  • Site : www.open650.demi-cle.com


  • Un parcours technique entre la Bretagne et la Vendée.

    Une des rares épreuves à permettre une navigation au contact en permanence, obligeant les skippers à tester leur endurance dans l’intensité.

    Elle se gagne en navigant à fond du début jusqu’à la fin.

    La tactique est primordiale, les forts courants de cette période et le parcours entre les îles obligeront les marins à faire valoir leurs qualités de navigation.

    Repos et récompenses garantis à Port Bourgenay !
    TRANSGASCOGNE

  • Du 23 juillet au 3 août 2005
  • 10ème édition
  • 580 milles en double avec escale
  • Port Bourgenay – Gijon (Espagne) – Port Bourgenay
  • Site : www.transgascogne.com


  • Cette épreuve incontournable du circuit permet à de nombreux concurrents de disputer la dernière course de la saison avant le grand départ de la Transat 6.50.

    En 2005, le port de Bourgenay fête ses 20 ans et organise la 10ème édition de la Transgascogne 6,50.

    Au départ de Port Bourgenay, les voiliers s’élanceront en direction de Belle Ile avant de redescendre vers les côtes espagnoles : un parcours de 450 milles traversant le Golf de Gascogne jusqu’au port de Gijon qui les accueillera dans une ambiance chaleureuse.

    Après une escale de quelques jours, la seconde étape les conduira directement vers Port Bourgenay.

    Cette course est l’ultime occasion pour les futurs participants à la Transat 6,50 de tester, en course, les dernières modifications de leurs bateaux et pour les autres de se frotter à ceux qui traverseront l’Atlantique en solitaire.

    Un parcours technique et sélectif qui permet à tous de s’adapter aux rythmes spécifiques de la course au large et de mieux appréhender les contraintes de la vie en mer à bord d’un Mini.
    TRANSAT 6.50

  • Départ le 18 septembre 2005
  • 4200 milles en solitaire avec escale
  • La Rochelle – Puerto Calero(Lanzarote, Canaries) – Salvador de Bahia (Brésil)
  • Site : www.transat650.org


  • Sans la Transat 6.50 ou Mini Transat, la classe Mini n’existerait pas. Il faut dire que l’événement est à la hauteur des rêves océaniques de chaque skipper. L’océan pour soi tout seul sur des machines exceptionnelles par les sensations qu’elles procurent et par leurs aptitudes marines.

    Pour la troisième fois consécutive, le départ est donné de La Rochelle pour arriver à Salvador de Bahia.

    4200 milles en deux étapes avec au programme le Golfe de Gascogne et ses pièges venteux du mois de septembre, l’alizé portugais puis la pétole entre Gibraltar et les Canaries. A moins que la surprise soit au rendez-vous, comme les dernières années et réserve l’improbable aux coureurs.

    Qu’importe, le rêve est devenu réalité et seul compte l’aventure et la course.

    Après les Canaries, les conditions réservent moins de surprise avec un alizé établi jusqu’au Cap Vert, le Pot-au-noir plus ou moins large avec sa pétole et ses gros nuages noirs, puis un long bord de reaching plus ou moins serré dans l’alizé du sud-est.

    Un beau programme avant d’arriver dans la baie de tous les Saints où la Samba et la caïpirinha récompensent tous ceux qui on atteint le but.

    Par son histoire, son ambiance, par ses valeurs, elle n’a aucun équivalent dans le monde et c’est pour cela que les 72 places qu’elle réserve sont d’autant plus disputées.