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Le Skipper Le bateau
Le Trophée Marie Agnès Péron 2007

Grand soleil et vent faible pour cette édition 2007.

A 11h30 le départ est donné, je suis super bien parti et doit être 2ème série à la bouée de dégagement avec un envoi de spi impécable dans le timing, je fais la montée vers le raz de Sein dans le milieu de la baie, d'autre auront choisis la côte sud qui paye pas mal apparement mais ça va.

Je passe le raz dans les 30 je pense. Juste après c'est un nouveau départ qui est donné puisque l'on est une trentaine avec les stars dans la pétole les uns à côté des autres et puis d'un coup certains vont à la côte et ça paye grave ! Moi j'ai pris au large et ça fait mal mais bon on relache rien !

Le lendemain matin, je passe Groix où j'aperçois une dizaine de bateaux devant moi sous spi, ils ont été chercher le vent au continent mais apparement c'était pas bon, ils se retrouvent au milieu dans la pétole. Je décide de faire la côte de Groix et c'est devant que j'en ressort, là c'est cool.

Après avoir contourné les Birvideaux et enlevé une tonne d'algue dans la quille, cap sur les Glénans avec deux choix, contourner l'archipel au nord ou au sud, après avoir bien réfléchi sur les conditions météos et ma place actuelle, je décide de prendre le risque du sud sachant que ça avait bien payé l'année dernière...

C'était une bonne décision, je me retrouve 4ème série après la chaussée de Sein et puis l'horreur, après une heure de pétole et une route un peu nord, un petit groupe arrive avec le thermique sous spi à mon vent, je me bat et passe la prochaine marque devant sous spi, j'affale et envoie le gennaker.

Changement de voile, je renvoie le grand spi derrière le gennaker, erreur dans la précipitation, je passe mal une écoute et c'est le bordel en l'air ! j'affale les deux voiles, 15 minutes de perdu et 5 bateaux qui me passe devant...

Malgré mes efforts, je n'arrive pas à repasser devant...

Je passe la ligne en 9ème position avec déception, le podium n'étai pas loin...

La Select 6.50 2006

Une course pour valider les modifications de cet hiver notemment la nouvelle configuration des voiles.

La course s'est déroulée dans des conditions météos clémentes avec la nuit des zone de "tampon" aux abords des iles où le vent été parti se coucher, des moments durs pour les nerfs...

J'ai fait une belle course étant toujours dans la première moitié de la flotte voir dans les dix premiers à quelques heures de l'arrivée mais une erreur en passant Belle île m'a relégué à la 17ème place...

 

La Transat 6.50 2005

Une histoire un peu courte...Dématage au bout de 5 jours au large du Portugal à cause d'une cadène inox défectueuse ...

Une obligation  : recommencer !

La Transgascogne 2005

Une course en double avec Didier mon frère (une première en mini pouir lui) qui débuta avec un vent  musclé et une mer agitée pour contourner Belle île avant de foncer vers l'Espagne.

Une première étape où l'on se fait engluer dans une bulle pendant plusieurs heures à 100 miles de l'arrivée.

Une escale très sympathique avec un accueil très chaleureux !

Une seconde étape en un bord sous gennaker pour la plus grande partie de l'étape, une frayeur avec une rupture de pataras sous gennaker...

Course sympathique avec un classement en milieu de tableau.

LE MINI FASTNET 2005

Le départ est donné dimanche 19 juin à 15h, le vent de NW 15 nds a tendance à fraichir...

Nous sortons de la baie de Douarnenez pas trop mal placé, dans le premier tiers de la flotte, les protos commencent à s'échapper dans le chenal du four. Notre tactique n'est pas la bonne, nous tentons une option contraire aux autres concurents qui eux longent la côte de près et ils ont raison...Une vingtaine de bateaux en profite pour nous dire bye bye...On est 51ème à 20h.

Lundi 20

Nous nous trouvons centré par rapport au plan d'eau, la plupart des bateaux sont à l'Ouest pour prendre la bascule annoncée mais nous préférons profiter du courant qui est avec nous...

Nous sommes dans du NNW, la bascule annoncé tarde à venir, elle sera d'ailleurs assez faible à son arrivée, l'option prise n'est pas mal vu notre position.Nous sommes 27ème au général à 21h.

Mardi 21

Nous avons passé La pointe Anglaise et faisons route directe sur le phare mythique au reaching...pas l'allure préférée du bateau, on peut mettre le gennak et descendre sous la route, on préfère rester sous génois et se battre avec les 6 ou 7 bateaux qui sont autour de nous.

On essaie tout type de réglage et trouvons finalement quelque chose de sympa, on a la vitesse ! Mais les pogo2 et proto se sont fait la malle, 43ème à 20h...

Mercredi 22

Après le passage du phare en 56 ème position...(hum...), c'est du près qui nous attend encore une fois puis du reaching en direction de la maison !

On sait qu'une grosse bulle nous attend, la pétole, on y arrive en fin de journée et c'est une nuit magique qui arrive, pleine lune, étoiles, température agréable et un bateau qui avance et qui ne s'arrête jamais contrairement à beaucoup qui scotchent complètement...

On a du se refaire un peu, on a doublé pas mal de bateaux, ça redonne la pêche, on est au taquet sur Rackham Le Rouge !

43ème à 21h, 14 places de gagner.

Jeudi 23

La nuit a été très dure mais c'est sous spi que nous essayons de sortir de cette bulle avec une belle houle, on attend du NE et ça va se confirmer sous spi entre 8 et 10 noeuds avec des bonnes pointes à plus de 13 noeuds.

On arrive sur Ouessant avec des beaux orages, le vent tombe, remonte, c'est assez perturbé mais ça avance.

Nous sommes 41ème à 20h.

Vendredi 24

C'est la bagarre à l'ouest de Ouessant, on est passé ce matin sous petit spi dans l'orage, on ralentit au début mais on s'aperçoit rapidemment qu'on peut serrer le vent d'avantage et ainsi aller droit au but, le vent tourne et les bateaux sous notre vent se faufilent devant, on tente des bords de grand largue avant d'arriver dans la baie de Douarnenez, on se fait des runs à plus de 14 noeuds mais l'ivresse de la vitesse nous emmène pas au bon endroit, un bon vrac à l'empannage nous fait perdre notre avance, on passe sous petit spi, le vent tombe...

Une petite loterie des risées nous fait perdre quelques places, nous sommes tous alignés les uns derrière les autres pour franchir la ligne d'arrivée en 51ème position au général...(22ème sur 45 en série) vers 11h45.

Dommage pour l'erreur du début de course, mais c'est une belle course sans trop d'erreur que nous avons fait ensuite.

Une erreur interdite pour le Brésil...

 

 

 

 

Le stage de survie

Le réglement ISAF / FFV impose à tous participants de courses au large de suivre un stage et d'obtenir le certificat "Stage de survie agréé ISAF FFV - Coureurs océaniques ".

C'est donc à la Trinité sur mer le 23 et 24 mai que j'ai suivi ce stage.

Une première journée encadrée par Thierry Dubois (qui a fait la MIni Transat et le Vendée Globe) pour parler des points suivants :

  • le matériel de sécurité
  • les avaries et les réparations de fortune
  • gestion des voiles dans le mauvais temps
  • l'alimentation
  • prévoir le mauvais temps

Une première journée très intéressante avec le vécu de T. Dubois.

La deuxième journée fut plus technique :

  • les premiers secours
  • le feu à bord
  • système de sécurité et balises de détresse
  • le tir de fusées
  • le radeau de survie et la combinaison TPS dans le port de la Trinité...

Un stage qui fait réfléchir...

Le Mini Pavois

Une course en solitaire avec des conditions et des éléments qui en font une course de grand niveau que ce soit : le niveau des coureurs, le vent rencontré qui allait de 0 à 25 noeuds au près et au portant, les courants, la stratégie à adopter et la tactique à mettre en place !

Les nerfs et le moral en prennent un coup quand vous rester dans 0 noeuds de vent pendant 2 heures à 50 m des caillous(Belle île, c'est très beau...). 

Ensuite vous ne pouvez pas quitter la barre car vous êtes sous grand spi et grand voile haute dans 18 - 20 noeuds de vent et que votre speedo s'amuse entre 10 et 12 noeuds de vitesse en permanence !

Les erreurs de débutant qui reviennent : option trop radicale peu après le départ, mauvais choix de route, mauvais angle au portant...

Des avaries qui ralentissent : problème de barre de liaison devant Lesconil finalement réparé (resséré...), le grand spi enroulé autour de l'étai pendant 4 heures la dernière nuit entre l'Ile d'Yeu et l'ile de Ré...

On s'aperçoit que peu de chose fait la différence, il ne faut jamais, jamais, jamais relacher  et toujours attaquer !

Les différences à l'arrivée sont assez faibles : 6 heures avec le premier série qui est 17ème au général.

La performance n'est pas au rendez-vous : 26 sur 40 partants au général ...

J'ai rempli encore un peu plus le "réservoir d'expérience", perçoit mes erreurs, prend de plus en plus de confiance par rappport aux différents réglages et dans mes manoeuvres.

 

Vivement le Mini Fastnet !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le parcours de qualification

Après avoir  demandé une dérogation à la classe mini pour prendre Le Tréport comme point de départ, je suis parti le mercredi 20 avril.

Prévu fin mars - début avril, le départ a été retardé par une météo plutôt "de saison" ce qui n'était pas surprenant...En effet, partir en mer d'Irlande à cette époque était un peu risqué mais je devais me préparer à partir dès que possible.

Après plusieurs semaines d'attente, c'est une fenêtre météo parfaite qui s'affiche pour une semaine, faut pas hésiter c'est le moment d'y aller !

C'est au portant que va se dérouler pratiquement toute la qualif avec une météo qui va s'adapter à ma route !! Le bonheur !

Je traverse la Manche dans des petits airs alternant entre les spis et le gennaker, j'en profite pour régler mon pilote une bonne fois pour toute et ça marche comme on peut l'espérer. Mon pilote : un ensemble Simrad AP25 branché avec les TP30, un gyro qui consomme 2 à 3 ampères dans toutes conditions, franchement je suis vraiment content de mon choix.

A 24 h des scillys, le vent monte et se cale entre 17 et 25 noeuds toujours au portant, ça file ! Je me fait bien secoué au Cap Lizard où la mer est déchainé, c'est que ça remue dans le coin !

Arrivé aux Scillys, c'est un vent de sud Ouest puis Sud qui me monte vers Coninbeg, tout ça me convient parfaitement...

C'est dans une brume digne des Irlandais que je monte à Coninbeg avec une t°c vraiment très basse depuis le départ et une humidité constante.

Il faut préciser que j'ai oublié ma veste de quart... Donc il faut s'adapter à la situation. Je suis en TPS(combinaison de survie) depuis le deuxième jour, j'ai froid le jour, j'ai très froid la nuit. La TPS est efficace mais c'est une marinade qui s'organise entre mon corps et la TPS...

J'arrive à Coninbeg, que je vois à 1 mille ! la visibilité est réduite...

Et puis comme prévu, le vent tourne au Nord ! C'est vraiment sympa dans ces conditions de naviguer ! 24 heures plus tard je passe Sevenstones aux Scillys en ayant vu pendant ces deux jours une multitude d'oiseaux différents, des centaines de dauphins et puis quelques cargos sympathiques...

D'ailleurs j'ai eu la présence d'un clandestin pendant 24 heures, Charly, un petit oiseau minuscule apparement très fatigué...

Bon maintenant, il faut retraverser la Manche et ça a l'air de mollir sévère ! 7 noeuds puis 5 puis 3 puis plus rien ! Je suis dans le rail dans la brume sous la pluie complètement immobilisé, j'ai entendu à la radio qu'une dépression allait mourir dans la Manche, je suis en plein dedans, un peu stressant l'affaire...Je prépare une lampe flash, j'éclaire avec une lampe torche les voiles, apparement c'est assez calme au niveau du trafic, un bateau de pêche s'approche il doit se demandé ce que je fout là ! Je lui fait signe que tout est ok. Heuresement le courant est avec moi et après 2 bonnes heures d'immobilisation c'est un petit vent qui gonfle le gennaker qui nous emmène directement vers Ouessant à 4 noeuds de vitesse...mais il faut pas se plaindre...

Le jour se lève, le soleil aussi ! Ah il existe le soleil, j'y croyait plus, j'en profite pour enlever la TPS et faire sécher ma salopette, aérer ce corps devenu très humide dégageant une odeur...je vous laisse deviné !

On en profite car je sais que la météo va changer rapidemment, le sud ouest prévu à l'air de s'annoncer...

Je passe la Chaussée de Sein vers 18h, pas la bonne heure pour les courants mais ça passe, le prochain WayPoint est Rochebonne, et ça devrait aller assez vite...

C'est 48 heures de sud ouest entre 18 et 35 noeuds qui nous emmène là bas, l'allure assez travers est confortable mais la mer est très agitée. Je charge un peu la mule pour passer à la vitesse supérieure mais je vais rapidemment me calmer après 2 vracs sous Gennaker et un bas étai en moins !

Sous solent et 2 ris dans la grand voile que je vais passer cette mer ! Déjà bien humide, je me prends 2 ou 3 déferlantes sur la figure... C'est la première fois que j'en prends de belles comme ça !

Le plateau de Rochebonne est réputé pour malmené les bateaux dans ces conditions là, je discute à la vhf avec un pêcheur qui en revient, il me conseille de ne pas y aller, c'est selon son expression "une bouilloire à bateaux", d'accord mais moi il faut bien que je passe cette marque ! Je décide de passer le plateau de Rochebonne en le contournant à 5 milles, ça bouge pas mal, cette nuit a été fraîche et humide mais grâce à "Momo" mon pilote, j'ai pu passer cette nuit à l'intérieur...

Je distingue le phare des Baleines(Ile de Ré) vers 2 heures du matin dans un vent qui se calme sérieusement, vers 7 heures je longe la côte sud ouest dans une pétole...Mais c'est sous spi que ça redémarre avec du sud dans les voiles.

Je passe le pont vers midi avec du soleil, mais ça va être dur jusqu'aux Sables D'Olonnes que j'atteinds ce mercredi 27 à 19h45, en effet après le pont, je vois une flotte de bateau qui semble venir des Sables et...ils sont sous spi aussi ! Il va y avoir du changement dans l'air...Pas manquer le vent tourne à 180° et se cale à 7 noeuds entrecoupé de pétole totale ! Bref, presque 8 heures pour faire 25 milles...

Ahhhhh ! Que c'est bon d'arriver chez soi (je suis Vendéen) dans un port que je connais bien.

J'emprunte le chenal...Je vois le comité d'accueil ! Ca sent le Ti-punch tout ça !!

Attention premier pas sur le ponton pour m'amarrer !...C'est bon ! C'est terminé ! Un petit déséquilibre de l'oreille interne se fait resentir, ça m'était pas arriver depuis ma traversé de l'Atlantique, mais c'est vrai, j'avais pas encore passé une semaine entière en mer depuis cette transat ...

L'accueil à la capitainerie est royale, la place de port également.

Je range le bateau rapidemment et maintenant : détente, douche, apéro, raconter, manger, dormir...

Merci au fréro et à Sylvie (une cuisinière hors catégorie)...

L'accueil, c'est la cloture de la qualif...c'est important !