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Le Projet
Le Skipper Le bateau

Septembre 2007… Une traversée de l’Atlantique de la Rochelle à Salvador de Bahia (Brésil). Si la Mini Transat reste l’objectif final de ce projet, il y a encore de nombreuses épreuves à surmonter pour y accéder. En effet, les skippers qui se lancent dans cette aventure sont obligés de passer par des phases qualificatives qui composent le circuit Mini. Ainsi, pour se qualifier, les skippers doivent parcourir au minimum 1000 milles en courses (voir le calendrier 2005), ainsi que 1000 milles hors courses, sans assistance : le parcours de qualification (boucle entre l’Ile de Ré et l’Irlande).

Afin de mieux comprendre l’esprit de cette course, un petit historique s’impose.

Le 8 Octobre 1977, à Penzance dans la Cornouaille Anglaise, 24 voiliers de 6,50 mètres s’apprêtent à rejoindre Antigua via les Canaries. A bord, des navigateurs solitaires , sans confort et sans communication avec le monde extérieur … La Mini Transat est née. C’est la plus longue des transats en solitaire, courue sur les plus petits des bateaux existants dans la course au large. Ces marins sont pris pour des inconscients, des fous.

A partir de 1985, la Mini Transat part de France. Avec le temps, celle-ci devient un passage obligé, une véritable école du large pour les futurs coureurs d’océan. On ne sera donc pas étonnés d’apprendre que les Bourgnon, Peyron, Autissier, Parlier, Desjoyeaux, Thiercelin ou encore Mac Arthur, y ont fait leurs premières armes.

Pépinière de champions, la Mini Transat devient un véritable laboratoire. Les bateaux y sont de plus en plus sophistiqués, et de plus en plus rapides. Et c’est peu dire… S’ils ne font que 6,50 mètres, leur surface de voilure en fait de vrais bolides de course. C’est notamment pour cette raison que les voiliers de 18 mètres qui effectuent le Vendée Globe, le tour du monde en solitaire et sans escale, sont directement inspirés des Minis.

En quatorze éditions, la Mini Transat est devenue une course mythique. Une sorte de voyage initiatique pour tout skipper qui se respecte. L’ambiance casse-cou des débuts n’est plus là, la Mini est même devenue l’une des épreuves les plus rigoureuses en matière de sécurité. Chaque bateau est obligatoirement insubmersible, équipé de balises de détresse. Quand aux skippers, ils doivent parcourir l’équivalent de la moitié du parcours en qualification avec leur bateau, comme nous l’avons dit précédemment.

Voici un petit extrait de « Petit Dauphin sur la peau du diable » de Daniel Gilard, vainqueur de la première Mini Transat en 1977 :

« C’est parce que l’océan, quand souffle la tempête, se couvre de crêtes sombres que les marins de jadis disaient qu’ils prenaient « La peau du diable ». C’était du sale temps pour les hommes de la mer. Ce sale temps, je le subis depuis onze jours, depuis le 8 octobre 1977. Ce jour-là, avec vingt-cinq autres concurrents, j’ai pris le départ de la Mini Transat en solitaire, une course organisée par un Britannique un peu « aventurier », Bob Salmon et réservée à des voiliers dont la longueur n’excède pas 6,50 mètres et effectuée en deux étapes.

La première, dite sélective, va de Penzance à Santa de Ténérife. Elle doit permettre aux solitaires qui ne se sentent pas suffisamment aguerris physiquement, moralement ou techniquement, de pouvoir renoncer, abandonner, rentrer chez eux sans éprouver de honte ni de déshonneur.

La seconde partie, qui constitue la course, se déroule entre les Canaries et Antigua, une ancienne possession Britannique aux Caraïbes.

De cette première édition de la Mini Transat, on a peu parlé, une sorte de silence hostile et méprisant a recouvert la régate, tout le monde était contre…

Bref, pour tous, nous courons à l’hécatombe. De toute part, on nous prophétise des naufrages et des noyades. Nous sommes fous à lier d’affronter l’Atlantique sur nos coques de noix… »

En étant plus précis, on peut dire que la vie à bord d’un Mini est conditionnée par trois paramètres principaux : le sommeil, les repas et la navigation en fonction de la météo.

Le sommeil : Une grande partie des courses se déroulant non loin des routes maritimes très fréquentées par des cargos, il est nécessaire pour le skipper de faire une veille la plus complète possible. De plus, pour tirer le meilleur du bateau, les réglages doivent être constants. Ceci implique donc pour le skipper de recourir au sommeil fractionné par tranche de 20 à 30 minutes, sur les voiles à l’intérieur du bateau, car il n’y a pas de lit évidemment !

Les repas : Les possibilités de cuisiner sont très réduites sur un Mini, pour ne pas dire nulles. Il est tout juste possible de faire chauffer de l’eau dans une bouilloire suspendue au plafond, à condition bien sûr, que la mer ne soit pas trop agitée. Pourtant, si le skipper est entraîné pour réduire ses phases de sommeil, l’organisme ne peut pas se passer de nourriture. Les repas chauds comprennent donc essentiellement des plats lyophilisés agrémentés de thé ou de café. Le reste des calories étant apporté par des barres énergétiques.

La navigation : Elle comprend la barre, les manœuvres et les analyses de courses. Le skipper passe la plus grande partie de son temps à barrer, ce qui est plus performant que sous pilote automatique. Mais une grande partie de la navigation nécessite une fine analyse de la météo. En fonction de celle-ci, le skipper détermine la route la plus rapide vers son but. Il doit également prévoir l’évolution de la météo afin de ne pas se laisser enfermer dans une zone sans vent, ni se faire piéger dans des zones d’apocalypse.

Sensation 6.50
Il ne va pas sans dire que se lancer dans un projet tel que nous venons de le décrire, n’est pas sans difficultés. En effet, ce projet demande un gros investissement tant au niveau personnel, qu'au niveau financier. Si la Mini Transat 6,50 et la plupart des courses du circuit Mini se déroulent en solitaire, la voile reste malgré tout un sport d’équipe, et que David veut faire partager au plus grand nombre.

Ainsi, autour du projet de David, une association dénommée « Sensation 6,50 » s’est créée début 2004 pour porter le projet. Elle a pour principal objectif de promouvoir la course en Mini et surtout soutenir David. L’association loi 1901 permet aussi de gérer, dans le respect de la loi, l’aspect financier nécessaire à la réalisation du projet (de nouveaux partenaires seront évidemment les bienvenus !!)

Une équipe dynamique s’est mise en place autour de David. D’horizons parfois très différents, les membres de cette association ont décidé de mettre en commun leur savoirs faire et leur passé pour mener à bien ce projet.

Le bureau de « Sensation 6,50 » est actuellement composé de :

  • Nicolas GUEROULT (président)
  • David LE CARROU (vice président)
  • Natacha WROBLEWSKI (trésorière)
  • Christine RODIER (secrétaire).
  • Tout au long de la saison, l’association se charge notamment d’organiser des événements locaux, de lui donner un coup de main à la préparation du bateau, et surtout d’assurer toute la communication (newsletter, animation du site Internet, contact avec la presse, infos aux partenaires et sponsors…).

    Notre projet vous intéresse… n’hésitez plus, rejoignez l’équipe de Sensation 6,50.

    Pour nous contacter :

    Par courrier : « Sensation 6,50 », Mairie, rue F.Mitterand, 76470 Le Tréport
    Par téléphone : 06.31.47.89.14
    Par mail : infos@sensation650.com